Génocide arménien : la liberté d'opinion en danger

Le récent débat sur la pénalisation de la négation du génocide arménien fait renaître une fois de plus le débat sur les « lois mémorielles ». Une nouvelle illustration de la défaite de l'esprit critique...

D'une façon générale, les « lois mémorielles » visent à inscrire dans notre droit une lecture déterminée d'un fait historique. Autrement dit, la loi dicte ce qu'il faut penser. Pire, avec la proposition de loi en discussion, sanctionne ceux qui viendraient à penser autrement.

On peut ainsi énumérer la « loi Gayssot » de 1990, réprimant la négation de la Shoah, la loi du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915, ou la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.

Bien sûr, pour l'heure, ces textes sont empreints d'intention généreuses et leur contenu est relativement insignifiant. Mais qu'en serait-il s'il advenait que l'on légifère sur un sujet « clivant », comme par exemple l'épuration en France, le conflit du proche-orient ou le génocide rwandais ?

Il faut croire que nul ne serait capable de se forger une opinion sur tel ou tel épisode de l'histoire. Autrement dit, la capacité de réflexion des individus est mise en doute au profit d'une vérité officielle, porte ouverte à toutes les falsifications.

Car il faut souligner que le vote des lois mémorielles ou assimilées constitue une « prime » aux lobbies les mieux organisés, ceux qui sauront le mieux mobiliser les parlementaires : on crée ainsi une hiérarchie dans l'indignation. Lors de la discussion de la loi de 2001 sur le génocide arménien au Sénat, au bout de la nuit, on était à la limite de l’intimidation physique, en contradiction avec toutes les règles  du fonctionnement du Parlement, selon lesquelles le public ne peut en aucune façon manifester son opinion sur un texte en discussion...

Dans le même temps, on fait peu de cas des réalités. On a par exemple oublié ces derniers temps que la Turquie constitue le premier partenaire commercial de la France en dehors de l'Union européenne !

Bien sûr, cette défaite de la pensée interroge l'apprentissage de l'histoire dans notre système scolaire malmené. Mais surtout, cet épisode doit amener chacun à s'insurger contre toute norme indiquant au citoyen ce qu'il doit penser, à résister aux visions simplificatrices comme aux pulsions démagogiques, pour mieux exercer sa propre capacité de jugement.

Mis à jour ( Lundi, 16 Janvier 2012 12:04 )

 

Intouchables : au-delà de l'espoir, une œuvre de salubrité publique !

Pour son numéro de Noël, Paris-Match consacre sa une au film Intouchables, en titrant "Le retour de la Fraternité. L'occasion de revenir sur le billet de Pierre-Antoine Légoutière sur le film, avec l'aimable autorisation du Journal de l'Action sociale.

7734510790_l-affiche-du-film-intouchablesLes records et les superlatifs pleuvent sur Intouchables et c'est tant mieux. Seuls quelques grincheux, emmenés par Gérard Lefort dans le journal Libération y dénoncent non sans artifice la mainmise du « politiquement correct ». C'est heureux, mais seulement parce que l'unanimisme est une défaite de l'esprit critique.

Car il est bien difficile d'attaquer sans mauvaise foi ce qui se dessine comme un phénomène de société. Tout été dit et écrit ou presque sur ce film désopilant et tous publics, servi par un duo d'acteurs qui sortent grandis de l'exercice.

Différents niveaux de lecture ont été évoqués. Mais peut-être précisément dans le sens d'une bien-pensance maladroite. La sempiternelle histoire de deux hommes que tout oppose et que plus rien ne peut séparer est vieille comme le monde. Les regards que se portent le monde du handicap et celui des banlieues n'en est qu'une variante contemporaine. Les spécialistes de l'un et l'autre sujet convergent d'ailleurs pour vanter les mérites pédagogiques de cette farce réjouissante.

Mis à jour ( Lundi, 16 Janvier 2012 12:02 )

 

A visiter de toute urgence !

Le site officiel de la campagne de François Bayrou...

CLiquez ICI !

Mis à jour ( Jeudi, 22 Décembre 2011 20:06 )

 

Droit de vote des étrangers : la citoyenneté galvaudée


Indéfendable dans son principe, inéluctable dans les esprits. Voilà comment résumer le plus efficacement possible le fameux « droit de vote des étrangers aux élections locales », dont les justifications font fi de tous les symboles au nom de petites arrière-pensées...

Le retour du vote censitaire !

La justification récurrente de cette évolution tient au fait que les étrangers « en règle » et résidant en France depuis un certain temps (à définir) paient des impôts locaux au même titre que les Français. La belle affaire ! Lier le droit de suffrage à l'acquittement de l'impôt, cela s'appelle le suffrage censitaire, inventé par Siéyès et aboli par la République en 1848. Y revenir justifierait dans le même temps que l'on radie des listes électorales l'ensemble des citoyens non inscrits au rôle des contributions directes, à commencer par  les étudiants : leur a-t-on posé la question ? Pire, l'on entend qu'en tant qu'usagers des services publics locaux, les étrangers doivent avoir leur mot à dire sur leur gestion. Cela signifie donc que les clients d 'une entreprise sont légitimes pour peser sur son management ? Ou qu'un ami de la famille est fondé à intervenir dans une dispute conjugale ?   

Mis à jour ( Mardi, 29 Novembre 2011 13:21 )

 

"Au centre de la vie politique"

Fran-ois---la-barre-

 

" Je ne serai pas le candidat d'un seul parti. Je représenterai un grand courant, au centre de la vie politique, un courant qui s'est trop longtemps divisé. Cette diaspora est en train de prendre fin. Tous ceux qui veulent un centre indépendant sont en train de se retrouver. De Gaulle a voulu que cette élection soit "un homme, un peuple." Les électeurs se retrouvent donc dans les valeurs portées par un candidat, dans sa personnalité, beaucoup plus que dans son étiquette. "

François Bayrou dans le journal La Provence du 20 novembre 2011

 

Mis à jour ( Lundi, 21 Novembre 2011 09:26 )